Les yeux plus gros que le ventre ! J'entends déja les mauvaises langues s'étonner que cela puisse être possible dans mon cas. Alain et moi nous retrouvons à 7 heures à Falgayrac. Direction Puylaurens malgré un vent trois quart arrière qui nous pousse à 60 à l'heure. Lao Tseu l'avait dit : "celui qui part vent de cul revient avec le doigt qui sent..." enfin quelque chose dans le genre. Passons, à Cuq Toulza, P² nous contacte en radio, il arrive...vent de cul. Poussé par l'enthousiasme, Alain et moi poussons jusqu'à Dourgne. Nous voila au dessus de la carrière, à 3000 ft. C'est magique. Je vois de l'autre coté de la montagne. Patrice nous a rejoint, nous filons de conserve vers Falgayrac. Déja 1h30 de vol, je commence à sentir la vache, enfin la panne venir. Je prends 100m de gaz dans un thermique mais hélas en haut ça n'avance plus. Passé Saint Julia...breuh breuh, prout prout...silence. Je me pose sagement sur un champs de blé fraichement moissoné et j'attends la récup. Je rale car en fait il me restait au moins un litre et demi mais avec l'inclinaison du réservoir le carbu c'est désamorcé. Qu'importe, encore un vol fabuleux, quelle série !
Arrivée au rassemblement de Miramont de Guyenne, déjà une petite dizaine de pilotes sont présents, il fait beau, le vent est encore un peu fort. Nous décidons, avec Jean-Jacques, de faire un vol vers le village de Duras. Nous sommes contrés en y allant. Premier vol agréable. 42 km parcourus à 36 km/h.
Objectif Gordes.
Je me rapproche de l'objectif par la route.
J'ai l'embarras du choix pour trouver un chaume car les cultures de lavande et les vignes qui pullulent vers Apt ont laissé plus de place au blé et à l'orge dans cette partie de la vallée.
Après le déco, il ne me reste que quelques km à faire pour arriver sur Gordes, village perché (à l'instar de Cordes) à l'entrée du Lubéron.
Cette petite perle est un refuge pour bobos et people en tous genres. Je dois reconnaitre qu'ils ont du goût.
Beau spectacle rythmé par ABBA (Gimme, Gimme a man after midnight) qui passe sur RFM.
Après un passage à Joucas, je tente de repartir vers Roussillon. Mais le mistral se lève et après un bon tour de lessiveuse, j'écourte à regret ce vol. Vol qui sera, au vu des prévisions météo, sans doute mon dernier de la semaine dans cette belle région.
Au vu de la canicule généralisée qui sévit en ce moment, je décide d'appliquer, un peu à contre-c?ur, un dicton cher à Emeric: "le beau vol appartient à celui qui se lève tôt". Bien que peu adepte des vols aux aurores, je demande quand même à Looping de me réveiller vers 6h pour profiter de la fraiche.
Looping, fidèle à lui-même et à ses envies de pisser matinales, viens couiner à la porte de la chambre à 6h15. Bon chien!
Une heure plus tard, après quelques recherches de terrain, je suis dans un chaume encore parsemé de bottes de paille mais idéalement placé au pied de Roussillon. Ce village, accroché à une crête orientée Est, bénéficie d'une lumière fabuleuse qui vient éclairer ses falaises d'ocre. Décollage à 7h35 pour quasiment une heure de spectacle en musique, bien calé sur RFM. Le petit souffle d'air est laminaire et les 14°C sont bien agréables avant d'affronter les 32°C qu'il fera dans quelques heures.
Les villages pittoresques du Lubéron se succèdent : Roussillon, St-Saturnin-les-Apt, Rustrel, le Colorado provençal, Villars, Gargas... Mais c'est surtout un festival de couleurs, du jaune au rouge, en passant par toutes les nuances d'orangé. Les teintes des anciennes carrières d'ocre sont rehaussées par le vert profond des forêts de chêne et de pins. Dans les vallées, ce sont les vignes, les champs d'oliviers et de lavande qui se succèdent.
Par souci de discrétion, je n'ai pas laissé ma biroute dans le champ improvisé en terrain de décollage. Quelques virages en palier avec l??il braqué sur le GPS me permettent de définir avec précision la direction du vent pour un atterro en douceur près du Vito.
8h30. Il fait déjà chaud et je plie le matos en 5 minutes.
La journée a bien démarré, et la barre est vraiment haute pour les prochains vols...peut-être un survol de Gordes, le joyau local ?
Quelle belle région que ce Lubéron!
Quel outil fabuleux que le paramoteur!
Après une journée de très forte chaleur, rien de tel qu'un petit vol, pour se rafraîchir. Mon voisin a récolté son petit champ de blé, de l'autre côté de la porte de mon garage.... pas besoin de porter le paramoteur jusqu'à la piste ULM. Vent de Sud-Est, encore un peu fort à cette heure-ci, gonflage et changement de trajectoire, à cause de la ligne électrique, gaz et ça monte. Petit tour au dessus de la campagne Riscloise et retour. Vitesse max 74 km/h.
Après une soirée la veille à chercher des décos, je finis pas choisir un champ situé sur le plateau des Claparèdes. Je survole le plateau entre le Grand Lubéron et la vallée d'Apt. Ce plateau est superbe et donne des points de vue intéressants sur toute la région, le Ventoux au loin et les villages de Saignon et Buoux.
En vol, je rencontre un deltaplane motorisé. Puis je me pose car, par cette canicule, les thermiques se déclenchent assez vite.
Mise en bouche pour mon arrivée dans le Lubéron.
Paysages somptueux et inhabituels, avec des couleurs d'ocre, de pierre sèche et de lavande.
Passage entre 2 villages "ennemis" depuis la nuit des temps: L'un s'appelle Cereste et l'autre Viens !
Premier essai de ma radio bi-bande qui permet d'écouter la FM: marche assez bien en vol mais un peu dangereux car, à l'atterro, mes bras en sont tombés lorsque la speakerine a annoncé que L. Manaudou reprenait la compétition ! Quelle compétition ? Celle de tatouages coquins sans doute ?
Décollage tôt, enfin relativement. Contrairement aux prévisions météo, pas un souffle d'air : l'alibi d'Emeric dans son SMS de minuit tombe, c'est bien la grasse matinée qu'il voulait faire. C'est bien aussi... Mais voler face au mont Valier pour s'en approcher jusqu'à Saint-Girons (09) c'est vraiment bien ! Survol de la chaîne des pré-Pyrénées, le Plantaurel, Saint-Lizier et ses deux cathédrales, son ancien évéché qui abrite un excellent restaurant, puis retour à la maison. 15 km/h de vent au dessus de Saint-Girons, ça secoue un peu, mais ne gache pas le plaisir de 1h45 et 69 km de vol dans un air doux, lumineux et transparent !
Vol du soir, devant une chaîne des Pyrénées splendide. Surprise, alors que je m'apprête à décoller survient une patrouille de 3 paramoteurs, deux chariots et un à pattes : c'est la bande d'Emeric qui a décollé de Mondavezan. Du coup je les suis, les raccompagne chez eux, fais quelques passages en radada, et rentre à la maison. J'enrage de n'avoir pu faire de photos, faute d'avoir pris ma carte mémoire !
Je retrouve Guy d'Albi, sur la base ULM de Castelvert, dans le Tarn, nous décollons ensemble pour un survol de cette région. Passage à proximité de Lautrec et de Réalmont, la visibilité est magnifique, vol très agréable. 46 kms parcourus à 40 km/h.