La météo est excellente, le ciel est bleu et il n'y a pas de vent, je peux décoller en descendant. C'est chose faite, je prends de l'altitude au dessus du terrain et je pars en direction du Port de Bales, le paysage est magnifique, avant d'atteindre la vallée de Bourg d'Oueil, je survole des plateaux sur lesquels, il y a encore beaucoup de neige. J'arrive au dessus du Port de Bales, encore très enneigé, inaccessible en voiture. Tout se passe bien, je surveille la température de la culasse (135°C le maxi est à 149°C, 7200 tr/min en palier à 1870 m d'altitude, tout va bien, le Vito Evo 100 a fait le plus dur, le reste du vol sera du palier et de la descente, j'en profite pour prendre des photos et savourer le plaisir d'être à bord de ce petit engin volant. Soudain, le moteur s'arrête, je suis à une dizaine de mètres au dessus d'un sommet arrondi, juste le temps d'attraper les commandes, je dois me poser au sommet sinon de l'autre côté, c'est foutu, il n'y a rien de vachable. Demi-tour engagé, je plonge vers le sol, j'imagine le pire ... gros freinage, je remonte à la verticale, la pente est juste devant moi, il faut que je touche le sol avant, les commandes enfoncée au maximum, j’atterris dans la seule zone où il n'y a pas de neige. Pas de bobo, c'est l'essentiel. Depuis là, si le moteur redémarre, je vais même pouvoir repartir. Il fait beau, la vue est magnifique, je prends mon temps. Extérieurement, le moteur n'a rien ... mais il n'y a plus de compression. J'ai compris que je devais sortir de là par mes propres moyens, je m'enfonce jusqu'aux genoux, je descends une congère en reculant, avec de la neige jusqu'aux fesses, je suis déjà épuisé, je rejoins la route encore enneigée en direction de Bourg d'Oueil, je marche, j'ai l'impression que mes mollets se transforment en barres d'acier, putain que ça fait mal, au bout de cinq kilomètres, je ne peux plus avancer, je m'assieds et j'attends le véhicule de récup. Le plus marrant dans cette histoire, est que, hier soir, j'ai terminé la lecture du livre de Jean David BLANC "3 jours au Népal" Édition Robert LAFFONT .... C'est après-midi, j'ai démonté le moteur, cage à aiguilles cassée,(elle n'a tenu que 8 heures de vol...), piston HS, et le cylindre n'a rien. Un vol qui se termine, malgré tout, très bien.
Sortie rapide à Barchon avec encore une fois une aérologie très remuante! D'autant plus l'oriention pour le décollage aurait du être ouest et comme il y avait du tire au claie, j'ai été obligé de décoller dans l'axe sud, d'ou un déco. un peu mouvementé, mais réussi du premier coup! Je profiterai des thermiques pour faire une ascension quasi sans moteur! je trouve que la nucléon est beaucoup sensitive que l'APCO pour cette façon de profiter du vol. Par contre je sent bien qu'elle demande plus de moteur en règle générale ! J'irai ensuite faire un low pass au trilogy port de Hermalle ensuite retour à Barchon. L'attérro. se fera hors axe du vent (comme pour le décollage) je poserai très vite, avec une glissade comme en ski nautique sur 5m mais très proprement!
A peine posé, j'appelle Patrice qui me dit qu'il ne va pas tarder à décoller. Je me prépare donc à repartir. Le déco n'est pas génial : il est bordé d'arbres ou de lignes : il faut être vigilant. Une fois en l'air, je retrouve Patrice un peu avant Gaillac et nous retournons sur Lisle sur Tarn où Dario nous accueille et nous raconte pourquoi il y a une croix sur la piste :)
Merci à Guy pour le croissant et merci à Patrice de me l'avoir ramené :)
Après un café-croissant offert par Guy et quelques palabres avec Chocho venu nous retrouver, je repars vers Lisle. En vol, je retrouve Fix qui a posé près du Golf et les thermiques nous accompagnent jusqu'au terrain. Dario est passé nous dire bonjour, toujours aussi sympa.
Une belle matinée après tous ces weekend pourris depuis quelques semaines.
Je vais retrouver Guy sur son terrain de La Gracié.
Il fait très beau jusqu'à Albi puis le temps se couvre. Nous restons on top mais la couche devient dense et je préfère passer dessous pour effectuer les 5 derniers km à basse altitude.
Le plan, c'était de retrouver Guy qui nous attend à "La Gracié". Tout se passe bien jusqu'à Albi : soleil, air calme, ... Mais une couche soudée nous attend alors que l'on s'approche du but. Patrice passe dessous, mais c'est bas et je ne le sens pas.
Tant pis, je me dirige vers le golf où un collègue joue pour aller prendre quelques clichés. Puis je me pose sur un terrain indiqué par Guy (l'autre :)), pour attendre Patrice.